Des promesses à tenir, un long chemin à parcourir…

C’est un chemin déjà long qu’à parcouru l’équipe d’AIDS Impact depuis la première édition de cette conférence, en 1991. Cette année, la 14ème édition se tient à Londres, à la fin du mois de juillet.
Publié le 17.07.2019.

 

Dévolue aux approches comportementales et psychosociales, cette conférence réunit chercheurs, associations et décideurs pour débattre des avancées relatives à la prévention et aux soins du VIH à la lumière des évolutions de l’épidémie. Différents travaux financés par Sidaction ou le fonds de dotation Pierre Bergé pour la prévention y seront présentés.

C’est le cas des travaux menés par Xavier Mabire et par Costanzo Puppo, du GrEPS – Groupe d’étude en psychologie de la santé, Université Lyon 2, qui portent sur l’engagement des volontaires dans l’essai ANRS Ipergay, un essai mené en France et au Canada entre 2012 et 2014 qui a permis d’établir l’efficacité de la PrEP intermittente chez les hommes homosexuels. Ces présentations porteront sur le rôle de l’approche communautaire en termes de rétention des volontaires et d’adhésion à la PrEP au cours de cet essai.

C’est également le cas de la thèse de Maxime Inghels, de l’Université Paris-Descartes, qui porte sur les déterminants du dépistage en Côte d’Ivoire. Durant la conférence, c’est le volet relatif à la proposition de dépistage par les soignants qui sera présenté, une offre encore trop limitée, qu’il s’agit de renforcer pour rendre le dépistage et l’accès aux soins des personnes vivant avec le VIH plus précoce.

La thèse de Pierre-Julien Coulaud, SESSTIM (Université Aix Marseille/INSERM/IRD), soutenue en janvier dernier, fera elle aussi l’objet d’une présentation. Ce travail, adossé à la cohorte ANRS CohMSM, porte sur une offre de prévention diversifiée fournie à des hommes homosexuels au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Togo. La présentation portera sur l’évolution des comportements au cours de cette offre trimestrielle de prévention et de dépistage.

Marion Mora présentera un travail mené sous la direction de Patrizia Carrieri, épidémiologiste au SESSTIM également, sur le risque de réinfection après guérison du VHC. Ce travail, adossé à la cohorte ANRS HEPAVIH, a pour objectif de mieux connaître les trajectoires sociales d’usagers de drogues et d’hommes homosexuels guéris d’une hépatite C et d’identifier les risques de réexposition à ce virus en vue de mieux organiser aussi bien les soins que la prévention de ces risques.

La situation des migrants vivant avec le VIH en France fera l’objet d’une présentation commune des associations Aides et Comede (une association régulièrement soutenue par Sidaction). La communication de ces deux associations portera sur la dégradation des conditions d’accès au séjour en France des étrangers touchés par le VIH du fait de réformes réglementaires récentes transférant l’étude de leur dossier médical à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.

Enfin, deux communications, l’une de Karna Coulibaly, l’autre d’Anne Gosselin, porteront sur la phase pilote de l’étude Makasi, une étude menée en Ile-de-France sous la direction d’Annabel Desgrées du Loû, démographe au Centre Population et Développement (Université Paris-Descartes/IRD), qui porte sur le renforcement de la santé sexuelle de migrants originaires de pays d’Afrique subsaharienne. Sidaction contribuera au soutien de cette étude par le biais du financement, à compter de la rentrée 2019/2020, de la thèse de Karna Coulibaly.

Site de la conférence: http://www.aidsimpact.com/