HIVR4P 2014 : Les anticorps anti-VIH et l’évolution du virus, une course sans fin

Dans un poster présenté à la conférence HIV R4P, Mélanie Bouvin (Université Rabelais de Tours, Inserm 966) explique la nécessité de prendre en compte l’évolution du VIH dans la construction des stratégies de prévention à base d’anticorps développées actuellement.
Publié le 04.11.2014.

L’organisme produit des anticorps contre le VIH. Ceux-ci bloquent, plus ou moins efficacement, l’infection de nouvelles cellules ou d’une cellule à une autre. Toutefois, ils ciblent des parties du VIH susceptibles de muter, permettant au virus d’échapper aux anticorps.

Dans son travail de thèse, Mélanie Bouvin s’intéresse à l’évolution du VIH au niveau populationnel, par rapport à la résistance développée au cours du temps contre les anticorps.
Le VIH des années 1980 n’est pas le même que celui d’aujourd’hui. Sous la pression qu’exerce le système immunitaire sur le virus, celui-ci s’est adapté pour donnée lieu à des virus de plus en plus résistants aux anticorps. Et cette évolution se poursuit, au risque de nous prendre de vitesse.

En effet, dans le cadre du développement de vaccin ou d’autres stratégies de prévention utilisant des anticorps, il semble important de prendre en compte cette composante, avec notamment l’utilisation pour la recherche, de virus circulant actuellement dans la population.

Mélanie Bouvin est financée, pour sa dernière année de thèse, par Sidaction.
 

Sophie Lhuillier - Sidaction