IAS 2013, du côté des traitements.

Une injection contre 30 pilules
Publié le 05.07.2013.
Une étude qui teste pour la première fois chez l'Homme le Dolutégravir (inhibiteur d'intégrase, GSK1265744) et la Rilpavirine (inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse, TMC278) sous forme injectable a été présentée à la conférence de l'IAS par William Spreen, du laboratoire GlaxoSmithKline (Infectious Diseases Research & Development, Research Triangle Park) aux Etats Unis.
 
Ces antirétroviraux puissants, se présentaient jusqu'à présent sous forme de comprimés à prendre quotidiennement. Le premier dans le cadre d'études de phase III (avancées) et le deuxième déjà disponible sur le marché. Dans le travail exposé à Kuala Lumpur le mercredi 3 juillet, il est question des premières observations de l'effet des injections de ces traitements et de la disponibilité des médicaments dans l'organisme, chez des adultes non-infectés par le VIH (étude préliminaire, de phase I).
 
L'intérêt de cette formulation est la longue durée de vie des molécules. Ainsi, l'étude propose un protocole avec une injection toutes les 4 semaines et rapporte les observations suivantes : dans le cas du Dolutégravir la concentration du principe actif dans le sang est jusqu'à 4 fois plus élevée qu'avec la prise journalière de comprimés et pour la Rilpavirine, la disponibilité du médicament est la même.
 
En outre, le traitement semble bien accepté et toléré par les participants. Des analyses plus approfondies, devraient permettre de regarder plus en profondeur la toxicité et de préciser la dose optimale à injecter chez le patient.
 

Des résultats qui constituent une première étape encourageante pour élargir le choix des modes d'administration des traitements, aller vers un allègement de la prise en charge et apporter une solution face aux difficultés d'observances.