International HIV Social Sciences and Humanities Conference

Sciences Sociales et VIH à la Cité des Sciences
Publié le 09.07.2013.
Du 7 au 10 juillet, la Cité de la science de Paris accueille l'International HIV Social Sciences and Humanities Conference, organisée par l'Association for the Social Sciences and Humanities in HIV (ASHH).
 
Quatre cent cinquante chercheurs en sciences sociales venus du monde entier confrontent leurs points de vue sur les enjeux contemporains de l'épidémie, à l'aide de cadres théoriques et méthodologiques majoritairement empruntés à l'anthropologie et à la sociologie.
 
 
Il s'agira pour commencer de démêler le rapport complexe - à la fois nécessaire et parfois conflictuel - qu'entretiennent les sciences sociales et la biomédecine. Le Pr. Vinh-Kim Nguyen, président du Comité local de la conférence, explique : « La recherche biomédicale a permis des avancées extraordinaires. L'efficacité des traitements, conjuguée aux nouvelles formes de prévention, laisse même prévoir la possibilité d'éliminer les nouvelles contaminations. Mais seule une meilleure compréhension des environnements complexes dans lesquels se déploient les stratégies et des effets qu'elles induisent permettra d'envisager un véritable changement dans le cours de l'épidémie. »
 

Dans ce contexte, la présence à la cérémonie d'ouverture du Pr. Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008 et actuelle présidente de l'IAS, constitue un signe fort, témoignant d'une volonté partagée de créer des ponts et des synergies entre les disciplines.
 

Les passerelles se feront aussi entre générations. Ainsi, avec environ 40% de jeunes chercheurs parmi les inscrits, la conférence de l'ASSHH ambitionne clairement d'être un espace de transmission pour celles et ceux qui s'apprêtent à prendre la relève dans le champ de la recherche en sciences sociales sur le sida, alors qu'un certain nombre de chercheurs pionniers partent à la retraite. Le Réseau jeunes chercheurs sciences sociales et VIH/sida, qui réunit une soixantaine de membres, sera d'ailleurs très actif pendant et autour de la conférence.
 

En outre, comme nous le confirme Meoïn Hagège, doctorante en sociologie travaillant sur le parcours de soins des sortants de prison infectés par le VIH et membre du réseau « une soirée sera organisée où seront invités tous les jeunes chercheurs présents à la conférence. Cette rencontre permettra notamment de formaliser des liens que nous avons tissés avec plusieurs équipes étrangères ».
 
 

La contribution de cette nouvelle génération à la recherche en sciences sociales sur le sida est plus que jamais nécessaire, à un moment où l'analyse des contextes et des facteurs structurels pouvant déterminer le succès ou l'échec des programmes de lutte contre le sida, semble être l'une des clés pour atteindre un monde sans sida.