Recherche pour induire des réponses vaccinales efficaces

Capucine Phelip (ingénieur d’étude à l’Institut de Biologie et de Chimie des Protéines de l’Université de Lyon, dirigé par Bernard Verrier) a présenté l’utilisation de nanoparticules comme outils pour faire des candidats vaccins anti-VIH.
Publié le 06.11.2014.

Il s’agit de minuscules billes biodégradables qui peuvent contenir différentes éléments, comme par exemple des adjuvants. Ces derniers sont utilisés dans la vaccination pour provoquer des réponses immunitaires spécifiques et amplifiées. Ils jouent un rôle important et modulent, en fonction de leur composition, l’effet vaccinal.

Capucine Phelip a démontré l’efficacité d’un ligand utilisé comme adjuvant. Il est synthétisé chimiquement (NOD2/TLR2) et entraîne l’induction de deux voies immunitaires, avec des réponses fortes au niveau des muqueuses contre la protéine p24 du VIH, une molécule du virus que la chercheuse avait également mis dans la nanoparticule.

Cette observation est particulièrement importante dans le cadre d’une éventuelle prévention de la transmission sexuelle du VIH.

A ce stade, les expériences ont lieu chez la souris. Les résultats encouragent les chercheurs à poursuivre leurs travaux avec les nanoparticules, en testant plusieurs antigènes de l’enveloppe du VIH.

Cette recherche de l’équipe de Bernard Verrier est financée par Sidaction dans le cadre du Fonds de dotation Pierre Bergé.

Sophie Lhuillier - Sidaction