Données épidémiologiques VIH/sida monde - 2018

Les statistiques mondiales de l'épidémie de VIH/sida.

L’Onusida a présenté les statistiques mondiales sur l’épidémie de VIH/sida. Un ralentissement des progrès en matière de réduction des nouvelles infections au VIH, d'amélioration de l'accès au traitement et d'élimination de la mortalité liée à des maladies opportunistes est observé. Les progrès à effectuer sont encore très importants.

 

L’ONUSIDA et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) ont publié un rapport sur les progrès réalisés en vue de réduire le nombre de nouvelles infections au VIH dans 28 pays particulièrement touchés. À eux seuls, ces 28 territoires concentrent 75 % des nouvelles infections chez les adultes.

 

Le rapport Implementation of the HIV prevention 2020 road map révèle ainsi que les nouvelles contaminations chez les adultes ont baissé de 17 % en moyenne depuis 2010 dans ces pays. Ce chiffre reste bien en deçà des 60 % nécessaires en 2018 pour atteindre les objectifs mondiaux de prévention du VIH. « L’épidémie de VIH a commencé il y près de 40 ans et il est inacceptable que les gouvernements et les leaders continuent de fermer les yeux sur des problèmes difficiles, a déclaré Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA. Les investissements dans la prévention du VIH ne correspondent pas aux besoins de notre public

 

Le rapport montre que certains pays ont réalisé des progrès importants. 12 d’entre eux ont réduit les nouvelles infections au VIH chez les adultes de 26 % ou plus depuis 2010. Cela inclut des nations où se trouvent des foyers majeurs de l’épidémie comme l’Afrique du Sud avec un recul de 39 %, la République démocratique du Congo (-37 %), l’Ouganda (-36 %) et le Zimbabwe (-28 %).

 

Si ce rapport révèle quelques progrès dans la création de programmes destinés aux adolescentes et aux jeunes femmes, la Global HIV Prevention Coalition, créée en 2017 pour renforcer les engagements et les investissements en faveur de la prévention du VIH, estime cependant que seules 34 % des zones à forte prévalence disposaient de programmes complets de prévention s’adressant spécialement aux femmes et aux filles. Un résultat bien loin de l’objectif mondial de proposer ces services à 90 % des adolescentes et des femmes à 2020.

 

A noter que les efforts pour accroître l’accès aux médicaments antirétroviraux permettent de sauver des vies. Les directives de 2016 de l’OMS recommandent désormais de traiter toutes les personnes vivant avec le VIH. Cela doit permettre de réduire considérablement le nombre de décès, à condition que les services soient accessibles et dispensés efficacement. Les décès liés au sida ont été réduits de plus de 56 % depuis le pic de 2004. En 2018, 770 000 de personnes sont décédées de maladies liées au sida dans le monde, contre 1,7 million en 2004 et 1,2 million en 2010.

 

Les chiffres 2018 à retenir :

  • 37,9 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde
  • 1,7 million de personnes ont été infectées
  • 79 %  de toutes les personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut VIH
  • 23,3 millions de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale
  • 770 000 personnes sont décédées de maladies liées au sida dans le monde

 Source : rapport mondial Onusida