Mots commençant par P

Termes du glossaire
Cliquez sur une des lettres ci-dessus pour voir tous les mots commençant par celle-ci.
Pandémie

Epidémie qui s’étend largement dans le monde.

Patient de Berlin

Timothy Brown, surnommé le « patient de Berlin », en référence à la ville où il a été soigné, est la première personne considérée comme guérie de l’infection par le virus VIH.
Diagnostiqué séropositive en 1995, Timothy développe une leucémie, un cancer qui touche les cellules du sang. Après plusieurs échecs chimiothérapeutiques, son médecin décide en 2007 de recourir à une greffe de cellules souches hématopoïétiques (présentent dans la moelle osseuse) pour remplacer ses cellules sanguines malades. Il recentre ses recherches sur un donneur compatible qui soit porteur d’une mutation du récepteur CCR5 - utilisé par le VIH pour infecter les cellules. Cette mutation très recherchée rend les personnes la possédant résistantes à l’infection par le VIH. A la suite à l’échec de la première greffe, il en subit une seconde du même donneur qui, cette fois-ci, est un succès. Le traitement antirétroviral stoppé avant la greffe n’est pas repris et, à ce jour, sa charge virale est toujours indétectable.

Pour rappel, on estime à 0.3% le pourcentage de personnes porteuses de la mutation CCR5 (delta32/delta32) à travers le monde.

Patient de Londres

Diagnostiqué pour le VIH en 2003 à l'âge de 23 ans, Adam Castillejo développe dix ans plus tard un cancer touchant ses cellules sanguines. En 2016, il reçoit une greffe de moelle osseuse d’un donneur compatible porteur de la mutation du récepteur CCR5, comme ce fut le cas pour Timothy Brown. Seize mois plus tard le traitement antirétroviral est stoppé et depuis lors la charge virale du patient reste toujours indétectable. Ces récents résultats redonnent espoir, mais il ne faut pour autant pas penser que la greffe de cellules souches est la solution idéale pour traiter le VIH. Il serait difficile d’imposer un traitement lourd avec de nombreux effets indésirables à des personnes capables de maintenir une charge virale indétectable à l’aide d’un traitement. De plus, le pourcentage de personnes porteuses de la mutation est très faible. Enfin, au vu de la diversité de tropisme du virus VIH – qui peut également utiliser le récepteur CXCR4 pour infecter les cellules- cette solution ne serait possible que pour les personnes ayant des virus à tropisme CCR5.

PCR

L'amplification en chaîne par polymérase est une méthode de biologie moléculaire d’amplification génique d’une séquence d’ADN ou d’ARN. Cette technique est utilisée pour le dépistage du VIH chez les nouveaux nés et les personnes en primo-infection.

Post treatment controllers

Les personnes infectées par le VIH mis sous traitement en primo-infection, pendant 3 ans en médiane, ayant arrêté les traitements depuis 7 ans en médiane et contrôlant leur infection sans rebond viral.

PrEP (Pre-Exposure Prophylaxis, ou prophylaxie pré-exposition)

Prophylaxie Pré-Exposition est une stratégie de réduction de risque grâce à la prise d’un médicament. Dans le cas du VIH, il s’agit d’une prise de bithérapie antirétroviral par des personnes non infectées, au cours d’une période d’exposition à un rapport sexuel à risque. Sa prise peut être continue - à raison d’un comprimé par jour - ou ponctuelle, dans les heures précédant et suivant un rapport sexuel à risque. Cette stratégie s’accompagne d’un suivi médical en santé sexuelle tous les trois mois. Contrairement au préservatif, la PreP ne protège pas contre les autres IST.

Primo-infection

Phase précoce de l’infection par le VIH. Les signes cliniques peuvent débuter vers le 15e jour après la contamination : fièvre, céphalées, asthénie, éruption cutanée, ulcérations des muqueuses buccales ou génitales, adénopathies multiples, diarrhées et candidose orales. Ils sont cependant non spécifiques au VIH et n’apparaissent que chez la moitié des personnes infectées. Les anticorps anti-VIH n’étant alors pas détectables (voir séroconversion), c’est l’antigène p24 ou l’ARN viral dans certains qui est recherché pour dépister la primo infection. Selon les définitions, la durée est de deux à huit semaines suivant la contamination.


Attention : en raison d’une quantité de virus dans le sang et dans les sécrétions sexuelles et d’une charge virale souvent extrêmement élevée, la primo-infection joue un rôle très important dans la dynamique de l’épidémie. Dans certaines populations à forte prévalence, elle peut être à l’origine de la moitié des nouvelles contaminations.

Prévalence

Le nombre total de personnes vivant avec le VIH à un moment donnée (diagnostiqué ou pas) dans une population donnée. En France, 173 000 personnes vivent avec le VIH.

À ne pas confondre avec incidence.