RECHERCHE Appliquée - Vaccins

Conception et évaluation d’un patch de vaccination sublinguale pour l’induction d’une immunité mucosale neutralisante à large spectre.
Aides Aux Equipes, Recherche Appliquée

Financement

Porteur du projet : Claire MONGE

Laboratoire : Laboratoire de Biologie Tissulaire et Ingénierie Thérapeutique (LBTI) - CNRS UMR 5305 - Institut de Biologie et de Chimie des Protéines (IBCP)
LYON - Auvergne-Rhône Alpes

Montant : 109250€ - Durée : 24 mois.

Résumé

La contamination par le VIH se fait principalement par voie muqueuse, c’est à dire par contact entre le virus et les muqueuses vaginales ou rectales. La protection de ces voies d’entrée par production directe d’anticorps aux muqueuses (et pas uniquement dans le sang) serait une stratégie innovante de traitement préventif. En immunologie, il est connu que les différents tissus muqueux du corps sont reliés et que, par conséquent, la protection immunitaire fournie par un vaccin pourrait se propager à travers le tissu muqueux.

Ainsi, il a été établi que l’activation de la production d’anticorps par la voie sublinguale permettait également une production d’anticorps dans la muqueuse vaginale. Dans ce projet, il est proposé une approche novatrice de la vaccination en utilisant un patch biodégradable à utiliser sous la langue et qui permettrait une protection des muqueuses à des sites distants. Ce patch sera composé de polymères naturels (polysaccharides), complètement biodégradable et produit par chimie verte (sans solvant). Ce patch comportera un antigène du VIH et un adjuvant biologique qui stimulera la réponse immunitaire. Des tests d’immunisation sublinguale sont prévus sur les modèles animal et pré-cliniquepour vérifier la présence d’anticorps dits neutralisants dans la muqueuse vaginale mais aussi rectale, information non connue à ce jour. Les résultats attendus sont une protection muqueuse (c’est-à-dire la production d’anticorps) à des sites distants après administration du vaccin par voie sublinguale. En cas de succès, ce mode administration permettrait un traitement prophylactique contre le VIH et pourrait également être appliqué à d’autres maladies infectieuses.

Année

2017