RECHERCHE APPLIQUÉE - VIROLOGIE

Diversité génétique du HIV; émergence des rétrovirus et autres pathogènes
Jeunes Chercheurs

Vanina BOUE
Thèse

Structure : UMI 233 "VIH/SIDA & Maladies Associées” - Institut de Recherche pour le Développement
MONTPELLIER
Responsable : Martine PEETERS

RÉSUMÉ

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) provoque le syndrome de l’immunodéficience acquise (SIDA). Quatre groupes de VIH-1 ont été identifiés, le groupe M responsable de la pandémie, le groupe O qui représente 1% des infections et les groupes N et P qui sont présents uniquement en Afrique centrale. Le VIH-2 est composé de 8 groupes (A à H) que l’on retrouve principalement dans les populations d’Afrique de l’ouest. Chaque groupe de VIH est le résultat d’une transmission inter-espèce du singe à l’homme. Plus de 40 espèces de singes d’Afrique sont porteuses du virus de l’immunodéficience simienne (SIV) l’équivalent simien du VIH. Le VIH-2 a pour origine le SIV présent chez les mangabeys enfumés d’Afrique de l’ouest. Les VIH-1 groupes M et N ont pour origines les SIV retrouvés chez les populations de chimpanzés vivants dans le sud-est du Cameroun. Les groupes O et P sont proches des SIV retrouvés chez les gorilles des plaines du sud-ouest du Cameroun, mais leur origine exacte reste à identifier
Les grands singes d’Afrique Centrale continuent d’être chassés et consommés. Les Hommes sont toujours exposés à de possibles transmissions inter-espèces. Ces nouveaux virus pourraient alors induire de nouvelles épidémies de SIDA.
Les chimpanzés et gorilles sont des espèces protégées. L’étude des SIV n’est donc possible que grâce à une stratégie non-invasive consistant à récupérer leurs selles dans les forêts où ils vivent, puis tester celles-ci pour la présence d’anticorps réagissant contre des protéines du VIH. Pour les échantillons positifs, les nouveaux virus seront étudiés et comparés aux souches VIH/SIV existantes.
Ce projet a pour but de mieux comprendre l’histoire naturelle et évolutive des SIV chez les grands singes ainsi que les mécanismes de transmission inter-espèces du singe à l’homme afin d’identifier les risques d’émergences de nouvelles souches de VIH.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

84 877,2 € lors de l’Appel d’offres 2012 – Fin du contrat : 31/08/2015