RECHERCHE Clinique - Co-infections

La coinfection VIH-VHB : les enjeux cliniques majeurs dans les cohortes contemporaines des patients traités.
Jeunes Chercheurs, Recherche Clinique

Financement

Porteur du projet : Anders BOYD (Post-doctorat)
Responsable Scientifique : Karine LACOMBE

Laboratoire : INSERM UMRS1136 - Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique
PARIS - Ile-de-France

Montant : 66 807 € - Durée : 12 mois

Résumé

L'une des infections les plus souvent associées au VIH est l'hépatite B chronique – responsable de fréquentes complications hépatiques au cours de la vie des patients infectés par ces deux virus. Plusieurs traitements actuellement disponibles, permettent de limiter et supprimer la réplication du virus de l’hépatite B dans le sang. Les travaux antérieurs menés avec un groupe de patients co-infectés (Cohorte Française VIH-VHB) ont par exemple montré qu’un contrôle virologique total ou quasi-total peut être obtenu chez une grande majorité de personnes sous ténofovir, l’un des traitements les plus efficaces vis-à-vis du VHB. Cependant, la guérison d’une hépatite B chronique est associée à d’autres événements cliniques plus importants, tels que la « séroconversion » [la perte de l’antigène de l’hépatite B de surface (AgHBs) et l’acquisition des anticorps anti-HBs] et la réduction de la fibrose (dégradation du foie).

Ces dernières années, le travail post doctoral a consisté en plusieurs analyses permettant de montrer: (1) que la guérison reste, en France et en Afrique sub-Saharienne, un événement rare chez les patients co-infectés sous traitement ; (2) qu’une « intensification » de traitement consistant à ajouter au ténofovir un autre médicament appelé interferon pegylé, ne permet pas d’obtenir une meilleure efficacité ou seroconversion de l’AgHBs ; (3) que la niveau de fibrose reste très stable et la capacité pour le rein à fonctionner correctement diminue lors du traitement par ténofovir.

Afin d’approfondir ces travaux, la prolongation de ce projet vise à étudier, entre autre, l’impact d’une initiation précoce des traitements contre le VIH et l’impact des interruptions de traitement sur le risque de morbidité et de mortalité, notamment chez des patients co-infectés d’Afrique Sub-Saharienne et à savoir si la co-infection pourrait influencer la restauration immunitaire après introduction de traitement anti-VIH.

Année

2016