RECHERCHE CLINIQUE - PHYSIOPATHOLOGIE

ANRS EP45 "Aging" : Vieillissement accéléré, infection par le VIH, traitements antirétroviraux
Jeunes Chercheurs

Sophie PERRIN
Fin de thèse

Structure : Hôpital de la Timone - Laboratoire de Biologie Cellulaire
MARSEILLE
Responsable : Pierre CAU

RÉSUMÉ

Les patients infectés par le VIH et recevant un traitement antirétroviral présentent un vieillissement accéléré ainsi que des troubles du métabolisme du sucre et des lipides. Les mêmes anomalies sont observées, mais de manière beaucoup plus importante, chez des patients atteints de certaines maladies génétiques dont la cause est une mutation dans le gène codant pour une protéine du noyau cellulaire ou dans celui codant pour une enzyme qui coupe cette même protéine nucléaire au cours de sa maturation.

Un exemple de ces maladies génétiques est la progeria. Elle provoque le décès des enfants atteints vers l'âge de 13 ans. La mutation du gène de la protéine ou de celui de l'enzyme qui la coupe a pour conséquence la présence dans le noyau d'une protéine anormale qui est toxique pour les cellules. Elle provoque un mauvais fonctionnement des gènes dans le noyau, et par voie de conséquence des perturbations de toutes les fonctions du noyau et du cytoplasme, conduisant au vieillissement cellulaire, et à celui de l'organisme tout entier. Par exemple, le fonctionnement de la principale source d'énergie des cellules, les mitochondries, est très perturbé.
Chez le sujet agé, la machinerie cellulaire fonctionne de plus en plus mal et produit cette protéine nucléaire toxique, en l'absence de toute mutation, ce qui pourrait être l'un des mécanismes du vieillissement normal.
L'un des médicaments très utilisé pour lutter contre le VIH (l'inhibiteur de la protéase du virus) bloque le fonctionnement de l'enzyme qui coupe la protéine nucléaire et reproduit donc à moindre échelle ce qui se passe au cours de la progeria.

L'objectif du projet est de rechercher les anomalies nucléaires et mitochondriales dans les globules blancs prélevés chez des patients infectés par le VIH traités ou non.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

29 508,96 € lors de l’Appel d’offres 2011 – Fin du contrat : 28/02/2013