RECHERCHE Fondamentale - Co-infections

Comment la reprogrammation des macrophages infectés par le VIH-1 contribue à altérer les réponses immunitaires et faciliter le développement de maladies opportunistes ?
Aides Aux Equipes, Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Florence NIEDERGANG

Equipes Partenaires : Non

Laboratoire : INSERM U1016/CNRS UMR8104 - Institut Cochin - Paris - Ile-de-France

Montant : 40 000 € - Durée : 24 mois

RESUME

Les macrophages sont des cellules sentinelles, résidentes des tissus. Ils sont aujourd’hui proposés comme une cible majeure du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) pour les premières étapes de l’infection, ainsi que pour l’établissement de réservoirs persistants, c’est à dire les stocks viraux qui subsistent même lorsque les patients sont sous traitement et que le virus n’est plus détectable dans le sang. Ces cellules servent à éliminer des débris et des microbes pathogènes. De ce fait, les macrophages participent également à l’établissement de maladies opportunistes, car leurs fonctions sont altérées lorsqu’ils sont infectés par le virus. En effet, nous avons montré que les macrophages humains infectés par le VIH-1 présentent des défauts de capture de diverses particules ou bactéries par phagocytose. 

Plus récemment, nous avons mis en évidence que les étapes tardives de la phagocytose par le macrophage, à savoir la dégradation des microbes ingérés et l’activation des cellules, étaient également affectées par l’infection virale, ce qui favorise le développement de bactéries pathogènes. C’est le cas de bactéries Salmonelles particulières qui, au lieu de donner lieu à des gastroentérites bien contrôlées, sont responsables de maladies systémiques graves, de bactériémies mortelles. Toutefois, on ne connaît toujours pas les raisons précises pour lesquelles les macrophages infectés par le virus sont « activés », mais ensuite « incapables de répondre » normalement à un second stimulus comme la rencontre avec une bactérie pathogène. 

Au cours de ce travail, nous aurons pour but d’analyser au niveau de l’expression des gènes comment cohabitent les virus, les bactéries et les cellules doublement infectées par une approche triple très novatrice. Nous devrions atteindre un niveau inégalé de connaissance des voies moléculaires mises en jeu dans l’absence de réponse des macrophages infectés par le VIH-1 et dans les effets secondaires induits par les infections virales établies. 

Année

2019