RECHERCHE Fondamentale - Co-infections

Impact du microbiote vaginal sur la co-infection Chlamydia trachomatis/VIH-1 au sein du tractus reproducteur féminin
Jeunes Chercheurs, Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Cindy ADAPEN

Responsable Scientifique : Elisabeth MENU

Laboratoire : U1184 - Center for immunology of viral infections and autoimmune diseases (ImVA) - CEA - Institut de Biologie François Jacob - Fontenay-aux-Roses - Ile-de-France

Montant :  37 128 € - Durée : 12 mois

RESUME

La transmission hétérosexuelle de l’homme vers la femme est la voie principale des infections sexuellement transmissibles (IST) et a lieu principalement via les muqueuses du tractus reproducteur féminin (TRF). L’ infection sexuelle par l’agent bactérien Chlamydia trachomatis (CT) est très répandue. Celle-ci augmente l’ inflammation et favorise l’acquisition d’autres IST comme le VIH-1. Au niveau du TRF, le microbiote vaginal, composé de bactéries, participe à la régulation de la susceptibilité aux infections. Chez une femme en bonne santé, les lactobacillles sont prédominants et permettent de bonnes défenses immunitaires. La colonisation par d’autres bactéries diminue les défenses en augmentant l’ inflammation locale et en favorisant l’acquisition d’IST, tel que VIH-1. 

L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact du microbiote vaginal sur les co-infections CT/VIH-1. La restauration d’un environnement vaginal sain est-il capable de contrer l’ inflammation induite par CT et de protéger de la co-infection VIH-1 ? Les femelles cynomolgus macaques possèdent un microbiote vaginal pauvre en lactobacilles. J’ai développé, aux cours de ces deux années et demi de thèse, différents protocoles de colonisation vaginale de la femelle cynomolgus macaque par des lactobacilles, et analysé l’ inflammation locale. Un modèle in vitro a été mis en place, permettant d'examiner l’impact des bactéries du microbiote en présence de CT sur l’infection VIH-1. J’ai ainsi montré que les lactobacilles contrecarrent l’inflammation induite par l’infection de cellules épithéliales par CT. Le modèle de colonisation vaginale chez les femelles macaques doit être terminé au cours de la 4ième année de thèse. Une étude est également en cours et nous permettra de faire un lien entre l’inflammation locale et certaines bactéries du microbiote vaginal au cours du cycle menstruel. Nous compléterons également l’étude in vitro, au cours de laquelle nous avons mis en contact des cellules épithéliales (cible de l’infection à CT) infectées par CT avec les lactobacilles ou non, suivi par une exposition in vitro au VIH1. 

L’ensemble de ce projet nous permettra de mieux comprendre le rôle du microbiote dans la modulation de l’ inflammation induite par une infection CT et la susceptibilité à l’infection VIH-1. Il fournira également des informations importantes à prendre en compte quant au développement de probiotiques permettant de diminuer l’inflammation et de prévenir l’acquisition d’IST.

Année

2019