RECHERCHE Fondamentale - Immunologie

Etude des mécanismes favorisant la persistance de lymphocytes T CD4 infectés dans le tissu adipeux : rôle de l’absence de contact entre lymphocytes TCD4 et TCD8.
Aides Aux Equipes, Recherche Fondamentale

Financement

Porteur du projet : Olivier LAMBOTTE

Laboratoire : INSERM U1184 - Faculté de Médecine
PARIS - Ile-de-France

Montant : 64138€ - Durée : 18 mois.

Résumé

Malgré le traitement antirétroviral (TARV), le VIH persiste dans l’organisme dans des réservoirs. Ces réservoirs peuvent être des organes ou des cellules en particulier les lymphocytes T CD4 (LTCD4). Comprendre la persistance du VIH dans ces réservoirs est essentielle pour les stratégies de « cure » visant une « rémission » de l’infection. Cette recherche est rendue compliquée par le fait qu’il est difficile d’avoir accès à des organes profonds chez des patients sous TARV qui vont bien.
L’équipe a récemment identifié un nouveau site « réservoir » : le tissu adipeux, c’est-à-dire la graisse. Ce lieu de stockage énergétique est riche en LTCD4 dans lesquels le VIH est détecté chez des patients sous TARV. Il faut maintenant comprendre pourquoi le virus persiste dans ce tissu. Les chercheurs ont observé que les lymphocytes TCD8 (LTCD8) potentiellement capables d’éliminer les cellules infectées n’étaient pas au contact de leurs cibles, les LTCD4 infectés. Si ces deux cellules ne sont pas à proximité l’une de l’autre, cela facilite la persistance du virus. Cette observation est tout à fait identique à celle obtenue dans un autre lieu de persistance du virus: le ganglion lymphatique et suggère donc que ce phénomène est un mécanisme simple mais important de persistance du virus.
L’objectif du projet est de déterminer les mécanismes conduisant à la mise à distance des LTCD4 et LTCD8 dans le tissu adipeux. L’hypothèse posé est que les LTCD4 du tissu adipeux de patients infectés jouent un rôle majeur dans cette absence de contact et contribuent par divers mécanismes à maintenir les LTCD8 à distance. Il faut donc mieux définir les caractéristiques des LTCD4 : fonctions, capacité à limiter l’activité des LTCD8, et capacité à contrôler la migration des LTCD8 (étude du potentiel chimio-attractant). Ces études seront réalisées d’abord dans les modèles précliniques en utilisant des méthodes de biologie cellulaire (cytométrie) et en étudiant les cellules une par une par une nouvelle technique moléculaire (Fluidigm). Les caractéristiques des LTCD4 identifiées seront ensuite recherchées chez l’homme. L’étude du tissu adipeux sous l’angle de la persistance virale est nouvelle. Identifier des traitements favorisant les contacts entre LTCD4 et LTCD8 pourrait permettre de réduire la taille des réservoirs.

Année

2016