RECHERCHE Fondamentale - Immunologie

Blocage d'un récepteur inhibiteur pour améliorer les réponses immunitaires dirigées contre le VIH.
Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Sixtine COINDRE

Responsable Scientifique : FAVIER Benoît

Laboratoire : Service d'Immuno-Virologie (SIV) - CEA - Institut de Biologie François Jacob - Fontenay aux Roses - Ile-de-France

Montant : 37 128 € - Durée : 12 mois

RESUME

Le VIH est l’agent pathogène responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) ayant causé 940 000 décès et 1,8 millions de nouvelles infections en 2017 (rapport ONUSIDA, 2017). Actuellement, il n’existe toujours pas de vaccin efficace permettant de protéger contre l’ infection et aucune des thérapies disponibles n’est capable d’éliminer totalement le virus.

L’infection par le VIH est caractérisée par une phase précoce aigue suivie d’une phase chronique aboutissant au stade SIDA qui se distingue par le développement de nombreuses infections opportunistes et certains types de cancers. La phase aigüe de l’infection jouerait un rôle clé dans la dérégulation des réponses immunitaires conduisant à une évolution chronique de la maladie chez la majorité des patients en absence de traitement. 

A cet égard, les cellules dendritiques (DCs) jouent un rôle majeur lors d’une infection virale précoce grâce à leurs capacités à reconnaitre des virus et à orchestrer les réponses immunitaires. Néanmoins, différentes études montrent que l’infection par le VIH induit des dysfonctions des DCs qui pourraient faciliter un échappement du virus aux réponses immunitaires. Des études in vitro montrent qu’un récepteur inhibiteur exprimé par les DCs jouerait un rôle clé dans ces dysfonctions. Des études complémentaire ex-vivo menées sur des échantillons de patients infectés par le VIH montrent une corrélation entre l'augmentation de l'activité inhibitrice de ce récepteur dans les DCs et une progression accélérée de la maladie. En outre, notre équipe a récemment mis en évidence une augmentation de l’expression de ce récepteur inhibiteur à la surface des DCs durant les premiers jours de l’infection par le VIH. 

Notre objectif vise à déterminer le rôle de ce récepteur inhibiteur dans les réponses immunitaires précoces induites par les cDCs dirigées contre le VIH in vivo. Pour cela, nous sommes en train de développer des molécules capables de bloquer l’activité inhibitrice de ce récepteur. Après leur validation in vitro, ces molécules seront utilisées in vivo afin d’évaluer leur capacité à améliorer les réponses immunitaires dirigées contre le VIH.

Année

2019