RECHERCHE Fondamentale - Immunologie

Modulation du métabolisme des cellules T : une nouvelle voie thérapeutique contre l'infection par le VIH ?
Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Zoi VAHLAS

Responsable Scientifique : TAYLOR Naomi

Laboratoire : CNRS UMR 5535 - Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier (IGMM) - Montpellier - Occitanie

Montant :  30 383 € - Durée : 12 mois

RESUME

Le virus VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine), responsable du SIDA, cible et élimine des cellules du système immunitaire appelées lymphocytes T (LT), rendant les individus séropositifs vulnérables aux infections opportunistes. L'infection des LT par le VIH nécessite au préalable leur activation et leur entrée dans un stade de prolifération. Au cours de cette stimulation, la cellule requiert des besoins énergétiques importants. Parmi les sources d’énergie principales, le glucose joue un rôle crucial dans l’augmentation du métabolisme nécessaire à l’activation des LT. Ainsi, une augmentation de l’expression du transporteur de glucose Glut1 est notamment observée à la surface de ces cellules et corrèle à une augmentation de l'entrée de glucose. Cependant, les besoins énergétiques de la cellule sont aussi assurés par l’apport de certains acides aminés, parmi lesquels la glutamine, un des plus abondants dans le sang. Ainsi, au cours de ma thèse, je me suis intéressée à l’évaluation de l’importance respective du métabolisme du glucose et de la glutamine dans les LT et leur impact sur l’infection par le VIH. Pour cela, j’ai développé deux approches basées i) sur la modulation des voies métaboliques sous-jacentes et ii) sur l’inhibition des transporteurs de ces nutriments. Nous avons ainsi pu montrer que l'infection par le VIH était favorisée lorsque les conditions de culture des LT favorisaient la respiration mitochondriale (OXPHOS), un processus grandement alimenté par la glutamine, au détriment de la glycolyse. Par ailleurs, de façon bien plus surprenante, j’ai mis en évidence que la diminution de l’expression en surface d'un transporteur de la glutamine conduisait à une sélection des populations particulières de LT présentant une susceptibilité accrue à l’infection au VIH. La finalisation de ces études, proposant d’évaluer le rôle du métabolisme dans la régulation de l'infection par le VIH, devrait me permettre d’apporter de nouvelles connaissances dans ce domaine et ainsi d’ouvrir des perspectives thérapeutiques innovantes permettant de contrôler l'infection des LT par ce virus.

Année

2019