RECHERCHE FONDAMENTALE - IMMUNOLOGIE

Étude de la réponse innée et de l'apoptose chez les patients "controllers"
Aides Aux Equipes

CNRS UMR 8147 - Cytokines et Virus
Hôpital Necker
PARIS
Directeur du laboratoire : M. DY
Responsable du projet : Jean-Philippe HERBEUVAL

RÉSUMÉ

Le SIDA est le Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise, ce qui veut dire que le VIH a la capacité d’empêcher le système immunitaire du corps humain de fonctionner. En effet, l’infection par le VIH entraîne une diminution drastique du nombre de lymphocytes T CD4, qui sont les coordinateurs des systèmes de défense. Il semble aujourd’hui évident que le virus ne tue pas lui-même les lymphocytes, mais que leur infection les rend susceptibles d’être tués par un autre type de cellules, les cellules dendritiques plasmacytoïdes (pDC). Ces dernières représentent la première vague de défense contre les virus. Le contact entre le VIH et les pDC les transforme en cellules tueuses, qui vont rejoindre les lieux de réserves de lymphocytes. Parmi ces derniers, ceux qui ont rencontré le virus portent à leur surface un récepteur appelé DR5 (Death receptor 5) et l’interaction de ce récepteur avec les pDC tueuses entraîne la mort de la cellule qui le porte. La diminution du nombre de lymphocytes dans le sang est le signe de la progression de l’infection vers la maladie SIDA. Elle enlève au patient infecté la possibilité  de se défendre contre d’autres maladies (cancer, infections multiples, …), qui pourront se développer et entraîneront la mort du patient. Les traitements actuels s’attaquent directement au virus et empêchent partiellement sa reproduction, permettant de maintenir un nombre minimum de lymphocytes et un niveau de défense efficace. Malgré cela, les traitements antiviraux ne fonctionnent pas chez tous les patients  et il arrive que le virus trouve le moyen d’échapper au contrôle thérapeutique.
Ce projet se base sur l’existence d’une sous-population de patients infectés qui, sans traitement, arrive à maintenir un nombre élevé de lymphocytes dans leur sang, ainsi qu’un taux de virus à la limite des seuils de détection. Le but de ce projet est donc de comprendre pourquoi et comment est régulée l’exposition de DR5 dans les lymphocytes T CD4 de ces patients.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

33 000 € sur 12 mois lors de l’Appel d’offres 2010 – Date d’échéance d’utilisation des fonds : 19/12/14