RECHERCHE Fondamentale - Physiopathologie

Impact du microbiote vaginal sur les co-infections Chlamydia-VIH/SIV au sein du tractus reproducteur féminin: I-Etudes in vitro et ex vivo.
Aides Aux Equipes, Recherche Fondamentale

Financement

Porteur du projet : Elisabeth MENU

Laboratoire : Centre de recherche en Immunologie des Infections virales et des maladies auto-immunes - U1184 - CEA - Institut de Biologie François Jacob
FONTENAY-AUX-ROSES - Ile-de-France

Montant : 43154€ - Durée : 24 mois.

Résumé

La transmission hétérosexuelle de l’homme vers la femme est la voie principale des infections sexuellement transmissibles (IST) et a lieu principalement via les muqueuses du tractus reproducteur féminin (TRF).
L’infection sexuelle par Chlamydia, dont l’agent bactérien est Chlamydia trachomatis (CT), est très répandue (>100 million de personnes dans le monde). Une infection à CT, en augmentant l’inflammation, favorise le développement d’autres IST. Les co-infections les plus fréquentes chez les jeunes femmes sont les coinfections CT/VIH-1. Au niveau du TRF, plusieurs facteurs régulent la susceptibilité aux infections. Parmi ceux-ci, le microbiote vaginal composé de bactéries. Chez une femme en bonne santé, les bactéries de la famille des Lactobacilli sont prédominantes et permettent de bonnes défenses immunitaires face aux IST. La colonisation du vagin par des bactéries néfastes (Gardnerella vaginalis…) diminue les défenses contre les IST en augmentant, entre autres, l’inflammation locale et en favorisant l’acquisition d’IST, tel que VIH-1.

L’objectif de ce projet est de déterminer l’impact du microbiote vaginal sur les co-infections CT/VIH-1 ou SIV (équivalent du VIH chez les macaques). Lorsque les femmes sont infectées par CT, quel est le rôle du microbiote vaginal sur l’infection VIH-1 ? La restauration d’un environnement vaginal sain est-il capable de contrer l’inflammation induite par CT et de protèger de la co-infection VIH-1 ?

Les cellules épithéliales, cibles de CT au sein du TRF, constituent la 1ère barrière aux infections, et sont en contact avec le microbiote. Nous infecterons in vitro ces cellules ou ex vivo des fragments du TRF humain ou simien avec CT. Ils seront ensuite exposés ou non aux différents facteurs de l’environnement – Lactobacilli ou G. vaginalis – suivis par une infection par le VIH-1/SIV. Nous mesurerons la susceptibilité à l’infection VIH-1 en fonction de la présence de bactéries protectrices, les Lactobacilli, ou néfastes, les G. vaginalis. Nous étudierons les mécanismes impliqués dans la protection ou l’augmentation de l’infection virale. L’ensemble de ces analyses nous permettra de mieux comprendre le rôle du microbiote sur la susceptibilité à l’infection VIH-1 lors de co-infection CT. Ce projet apportera des informations importantes, à prendre en considération pour de futures expériences in vivo afin de pouvoir développer des interventions basées sur la manipulation du microbiote au niveau du TRF pour la prévention des IST.

Année

2017