RECHERCHE Fondamentale - Physiopathologie

Etude du rôle de la pexophagie dans l’apoptose induite par les glycoprotéines d’enveloppe du VIH-1 dans les lymphocytes T CD4 non infectés.
Aides Aux Equipes, Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Lucile ESPERT

Equipes Partenaires : non

Laboratoire : UMR 9004 - Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier - IRIM - MONTPELLIER - Occitanie

Montant : 90 605 € - Durée : 24 mois.

 

RESUME

L’immunodéficience observée chez les patients infectés par le VIH-1 est principalement due à la destruction des lymphocytes T CD4+ non infectés, voisines des cellules infectées. Les glycoprotéines de l’enveloppe de ce virus (Env), exprimées à la surface des cellules infectées, ont un rôle majeur dans ce processus. L’autophagie est une voie majeure de dégradation des protéines et des organelles, impliquée dans de nombreuses fonctions cellulaires comme l’homéostasie et l’immunité. 

Notre équipe a montré que l’autophagie est nécessaire au déclenchement de l’apoptose induite par Env dans les lymphocytes T CD4+ non infectés, suggérant que la dégradation de composés cellulaires par ce processus pourrait être impliquée dans l’apoptose observée. Nos résultats préliminaires montrent que Env induit un stress oxydatif dans les cellules cibles non infectées et que ce stress est impliqué dans leur mort par apoptose. Le stress oxydatif, caractérisé par la production d’espèces réactives de l’oxygène (ROS, pour Reactive Oxygen Species), est clairement impliqué dans la pathogénèse de l’infection par le VIH-1 et la progression de la maladie. Nous souhaitons donc analyser le rôle de l’autophagie induite par Env sur la régulation de l’expression des systèmes antioxydants des cellules T CD4+. 

Nos résultats préliminaires indiquent que les peroxysomes, organelles chargées de maintenir un état d’oxydation compatible avec la survie cellulaire, pourraient être des cibles de l’autophagie induite par Env. Notre hypothèse est que l’autophagie, induite par Env, conduit à la dégradation sélective des peroxysomes, entraînant l’accumulation des ROS dans les cellules T CD4+ cibles. Ces composants sont toxiques pour la cellule et seraient ainsi responsable de leur mort par apoptose. L’expression des autres systèmes antioxydants de la cellule sera également testé en lien avec l'autophagie induite par Env. Enfin, nous élargirons notre étude grâce à un crible protéomique destiné à identifier les protéines sélectivement dégradées par l’autophagie induite par Env dans les lymphocytes T CD4+. Les résultats que nous obtiendrons permettront de progresser dans la compréhension des évènements conduisant à la déplétion des cellules T CD4 non infectées en réponse à l'enveloppe du VIH.

 

ANNEE

2018