RECHERCHE Fondamentale - Vaccin

Développement d'un vaccin contre le VIH-1 utilisant des particules biodégradables décorées par l'enveloppe virale et mimant un virus afin d'induire une réponse immunitaire capable de neutraliser de multiples souches virales
Aides Aux Equipes, Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Bernard VERRIER

Equipes Partenaires : Oui : Stéphane Paul  - Nathalie Bosquet

Laboratoire : Laboratoire de Biologie Tissulaire et Ingénierie Thérapeutique (LBTI) - CNRS UMR 5305 - Institut de Biologie et de Chimie des Protéines (IBCP) - Lyon - Auvergne-Rhône-Alpes

Montant : 146 128 € - Durée : 24 mois

RESUME

Les données récentes sur la recherche d’un vaccin capable de bloquer le virus VIH-1 lors de sa transmission ont permis d’identifier de nouvelles stratégies vaccinales innovantes : i) l’utilisation d’une protéine d’enveloppe virale dite optimisée, par sa structure dans l’espace ; ii) sa présentation au système immunitaire sous une forme mimant son exposition à la surface d’un virus ; iii) un schéma de vaccination optimisée, permettant de délivrer le vaccin de manière prolongée au site d’injection et d’induire une réponse immunitaire dite à large spectre, capable de neutraliser de multiples souches du VIH-1. 

Ce projet combine ainsi ces trois critères puisqu’il s’agit de concevoir puis de sélectionner deux formulations vaccinales, basées sur une enveloppe virale isolée d’un patient, à partir d’expériences pilotes effectuées sur des souris et des primates non humains. Dans ce but, nous avons regroupé trois laboratoires possédant des expertises complémentaires : une équipe lyonnaise, experte en formulation vaccinale, préparera les candidats vaccins en utilisant des micro billes biodégradables, et décorées à leur surface par la protéine d’ enveloppe afin de mimer une particule virale. Ces particules seront ensuite incorporées dans un hydrogel naturel afin d’ assurer un relargage progressif du vaccin après son administration sous-cutanée. Une équipe stéphanoise, spécialiste de l’analyse de la réponse immunitaire chez la souris, évaluera ces candidats vaccins, en analysant la présence d’anticorps dans le sang ou les muqueuses afin de sélectionner deux candidats vaccins. Une équipe parisienne testera ensuite chez des cynomolgus femelles ces deux formulations vaccinales et analysera la présence d’ anticorps multi fonctionnels dans le sang et les muqueuses et analysera leur capacité à neutraliser plusieurs souches du VIH-1. 

En cas de succès, nous envisageons ensuite de faire des essais de protection par un autre programme de recherche.

Année

2019