RECHERCHE Fondamentale - Virologie

Nouveaux développements technologiques pour mesurer l'entrée du VIH dans le noyau et identifier de nouveaux facteurs ou inhibiteurs potentiels.
Jeunes Chercheurs, Recherche Fondamentale

Financement

Porteur du projet : Juliette FERNANDEZ (Thèse)
Responsable Scientifique : Nathalie ARHEL

Laboratoire : Unité du Centre d'études d'agents Pathogènes et Biotechnologie pour la Santé - Université de Montpellier- CPBS Montpellier
MONTPELLIER - Occitanie

Montant : 91 577  € - Durée : 36 mois

Résumé

Lors de l’infection de la cellule, le VIH est importé dans le noyau cellulaire pour intégrer son génome à celui de la cellule hôte. Cependant, une partie du génome viral reste sous forme circulaire non-intégré dans le noyau. Actuellement, la quantification par PCR (technique d’amplification de l’ADN) de ces formes circulaires est la technique la plus utilisée pour détecter la réplication du virus chez les patients, évaluer l’efficacité des drogues inhibant l’étape d’intégration et quantifier l’import nucléaire. Cependant, cette technique n’est pas standardisé et peut aboutir à des résultats variables selon les laboratoires. L’objectif du projet est donc de développer un test de détection et de quantification de l’import nucléaire basé sur la recomplémentation d’une protéine fluorescente, la GFP. En effet, il est possible de faire exprimer séparément deux fragments complémentaires de cette protéine, non fonctionnels seuls, mais qui, lorsqu’ils sont réunis, permettent à la protéine de retrouver sa fonction et d’émettre alors une fluorescence verte détectable et quantifiable. Un fragment sera inséré dans le virus (protéine intégrase), l’autre sera ciblé dans le noyau des cellules en le fusionnant à un signal de localisation nucléaire (NLS).

Enfin, cette technique sera appliquée au criblage haut débit de protéines impliquées dans l’import nucléaire et de molécules inhibant l’import du VIH.

Ce projet aura un intérêt immédiat pour la communauté scientifique étudiant l’import nucléaire du VIH, et pourra contribuer à une standardisation de la détection et de la quantification de cette étape-clé du cycle viral. De plus, les cribles haut-débit génèreront une mine d’information sur les protéines cellulaires impliquées dans l’import nucléaire du virus, et/ou sur les molécules chimiques pouvant inhiber cette étape.

Année

2016