RECHERCHE Fondamentale - Virologie

Maintien de la latence du VIH-1 par HuSH et CNOT1
Jeunes Chercheurs, Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Roy MATKOVIC

Responsable Scientifique : Florence MARGOTTIN-GOGUET

Laboratoire : INSERM U1016/CNRS UMR8104 - Institut Cochin - Paris - Ile-de-France

Montant : 103 476 € - Durée : 24 mois

RESUME

L’éradication des virus responsables du sida (VIH-1 et VIH2) se heurte à un obstacle important : la persistance du virus dans des cellules dîtes « réservoirs » de l’organisme en dépit du traitement antirétroviral très efficace qui existe aujourd’hui. Ces virus sont dits « silencieux » ou « latents », c’est à dire qu’ils ne s’expriment pas ou peu, bien que leur génome soit intégré dans le génome de la cellule humaine. Or, dès l’arrêt du traitement, ces mêmes virus redeviennent actifs et virulents. Plusieurs propositions ont été faites pour éliminer les réservoirs mais pour l’instant, l’efficacité des stratégies évoquées semble limitée. 

Nos résultats récents mettent en lumière le rôle probablement critique d’un complexe de répression de l’expression du virus dans la latence (qui réfère au virus silencieux), ce complexe est appelé HUSH. Nous avons mis en lumière que HUSH était inactivé par l’une des protéines virales, la protéine virale Vpx qui, en dégradant HUSH, permet l’expression du virus. Cet exemple illustre la bataille moléculaire entre le virus et la cellule : HUSH réprime l’expression du virus, Vpx dégrade HUSH et permet l’expression du virus. Le projet que nous présentons propose l’étude d’une protéine cellulaire qui interagit avec HUSH et semble participer avec HUSH à la répression de l’expression du virus. Cette protéine constituerait un verrou important de l’expression virale et donc de la persistance des réservoirs. 

Au-delà de la compréhension des mécanismes de persistance virale, nos résultats pourraient permettre de proposer de nouvelles stratégies visant à éliminer les réservoirs viraux.

Année

2019