RECHERCHE Fondamentale - Virologie (VIH)

Régulation de l’activité antivirale de SAMHD1, une protéine capable d'inhiber l'infection du VIH de type 1, par une modification protéique réversible.
Jeunes Chercheurs, Recherche Fondamentale

Financement

Porteur du projet : Charlotte MARTINAT
Responsable Scientifique : Alessia ZAMBORLINI

Laboratoire : Institut Universitaire d'Hématologie - Hôpital Saint Louis
PARIS - Ile-de-France

Montant : 32 400 € - Durée : 12 mois

Résumé

SAMHD1 est une protéine cellulaire qui empêche la multiplication du Virus de l’Immunodéficience Humaine de type 1 (VIH-1) dans certaines cellules du système immunitaire, qui ne se divisent pas. Des virus apparentés, tels que le VIH-2, peuvent infecter ces cellules car ils expriment la protéine Vpx capable d’interagir avec SAMHD1 et en entraîner la dégradation par le protéasome (machinerie cellulaire de destruction des protéines). Le pouvoir antiviral de SAMHD1 repose sur sa capacité à réduire la concentration des désoxyribonucléotides (dNTPs), composants du matériel génétique cellulaire, lorsque la cellule est au repos. Les dNTPs sont également nécessaires pour la réplication du génome viral expliquant donc pourquoi SAMHD1 inhibe l’infection par le VIH-1. Dans les cellules en division un groupement phosphate est ajouté au résidu T592 de SAMHD1, un processus réversible appelé phosphorylation. Ainsi, il a été proposé que cette modification puisse inhiber l’activité antivirale de SAMHD1. Ce modèle est controversé car la phosphorylation ne semble pas affecter la capacité de SAMHD1 à dégrader les dNTPs, suggérant que d’autres mécanismes doivent entrer en jeu. Nos résultats montrent que SAMHD1 est modifiée par la SUMOylation, une autre modification qui régule l’activité des protéines. De plus, les mutants de SAMHD1 ne pouvant plus être SUMOylés ont leur activité antivirale modifiée. Le but de ce projet est de définir le mécanisme à travers lequel la SUMOylation influence l’activité antivirale de SAMHD1.

Année

2017