RECHERCHE Fondamentale - Virologie (VIH)

Comparaison des propriétés des glycoprotéines d’enveloppe de variants du VIH-1 circulant pendant la phase précoce et tardive d’infection au sein d’un cluster de transmission
Jeunes Chercheurs, Recherche Fondamentale

Financement

Porteur du projet : Maxime BERETTA (Fin de thèse)
Responsable Scientifique : Martine BRAIBANT

Laboratoire : INSERM U966 - Université François Rabelais
TOURS - Centre-Val de Loire

Montant : 33 720 € - Durée : 12 mois

Résumé

Un patient chroniquement infecté par le VIH possède un grand nombre de virus différents (variants) dû à la quantité de mutations accumulées par le virus lors de sa réplication chez l’hôte. L’étude de la transmission sexuelle du VIH-1 a révélé que le plus souvent un seul variant ou un nombre limité parmi ceux présents chez le donneur étaient transmis au receveur. La question est de savoir si ces variants transmis/fondateurs (T/F) sont choisis au hasard ou s’ils présentent des propriétés biologiques particulières. Le début de cette thèse a été consacrée à l’étude des propriétés de l’enveloppe (Env) de virus T/F prélevés chez des patients ayant un lien étroit de transmission (« cluster de transmission »). L’observation de propriétés similaires des virus au sein de ces patients suggère que la sélection du variants T/F ne se fait pas au hasard. Des résultats préliminaires montrent des propriétés communes des variants T/F et, de façon assez étonnante, une évolution similaire de certaines propriétés au cours de l’infection. Les virus T/ F sont moins infectieux, présentent une plus grande résistance à un inhibiteur d’entrée et une plus grande sensibilité à certains anticorps neutralisants. De plus les virus T/F utilisent exclusivement le corécepteur CCR5 pour entrer dans sa cellule cible, contrairement aux virus « chroniques » issus de 2 patients capables d’utiliser les 2 co-récepteurs CCR5 et CXCR4.

Après confirmation de ces premiers résultats, l’objectif sera de mieux comprendre leur signification biologique. Pour cela, la capacité d’interaction des virus T/F et « chroniques » avec leur récepteur et co-récepteur sera comparée tout comme la résistance des T/F aux défenses antivirales de l’hôte, ainsi que la capacité d’interaction avec d’autres récepteurs. Avec ce travail, ils espèrent identifier une ou plusieurs propriétés uniques aux virus T/F qui les prédisposeraient à établir plus facilement une nouvelle infection.

Année

2017