RECHERCHE Sciences Sociales - Sociologie

Avancées et limites de la « santé communautaire » en prévention du VIH auprès des migrants trans MtF latino-américains : les expériences de Paris et de Madrid.
Jeunes Chercheurs, Sciences Sociales

Financement

Porteur du projet : Olga GONZALEZ (Post-doctorat)
Responsable Scientifique : Marguerite COGNET

Laboratoire : Unité de Recherche Migrations et Sociétés - URMIS - Université Denis Diderot - Paris 7
PARIS - Ile-de-France

Montant : 145 593  € - Durée : 24 mois

Résumé

Il y a une présence significative de migrants trans MtF (Male to Female) latino-américains dans le champ de la prostitution en Europe, avec des niveaux élevés d’infection au VIH. Depuis les années 1990, des programmes de santé communautaire leur sont destinés. Pourtant, cette population est toujours sévèrement touchée par le VIH. Ainsi, en France, la prévalence du VIH chez les personnes trans MtF nées à l’étranger et ayant eu recours au travail du sexe est de 36%, soit 7 fois plus que dans la population trans MtF française.

Aussi, 25 ans après l’émergence des premiers centres de santé communautaire, il est important d’examiner les avancées et les limites de ce type de programmes, dans une démarche sociologique qui prenne en compte le contexte propre à cette communauté. Ce projet sera réalisé principalement dans des centres de santé communautaire destinés à cette population, à Paris et à Madrid. Les objectifs sont : 1) comprendre les facteurs qui expliquent les très hauts niveaux d’incidence du VIH au sein de cette population ; 2) connaître les facteurs socioculturels et migratoires qui empêchent l’inscription dans une démarche préventive ; 3) contraster les points forts et les limites de ces institutions, et comparer leurs pratiques ; 4) examiner les perceptions et attentes du personnel (professionnel et/ou bénévole) et celles des usagers ; 5) examiner les conditions sociales et économiques, la trajectoire migratoire, la relation avec les institutions locales et le vécu de la maladie de cette population ; 6) examiner le poids de la langue dans l’expérience migratoire et dans le parcours de soins.

Le travail comportera quatre étapes : 1) Travail sur  documents (une importante littérature existe aux Etats- Unis) ; 2) Travail de terrain ; 3) Dépouillement et analyse ; 4) Rédaction et présentations à des séminaires et colloques. L’enquête qualitative sera réalisée avec des techniques d’observation ethnographique, des focus groups, et des entretiens semi-directifs.

Année

2016