SCIENCES SOCIALES – ÉCONOMIE DE LA SANTÉ

Évaluation médico-économique de trois stratégies de traitement antirétroviral de 2ème ligne en Afrique : projet associé à l’essai clinique 2-lady (ANRS 12169)
Aides Aux Equipes

INSERM UMR 912
Observatoire Régional de la Santé PACA
MARSEILLE
Directeur du laboratoire : Dr Yolande OBADIA
Responsable du projet : Bruno SPIRE

RÉSUMÉ

Contexte : Depuis le début des années 2000, la mobilisation massive de ressources et l’engagement sans précédent des Etats, associations de patients, ONGs, organisations internationales… dans la lutte contre le VIH/Sida ont impliqué une diffusion rapide des traitements antirétroviraux (ARV) dans les pays à ressources limitées. Aujourd’hui, un des défis majeurs à relever pour ces pays est la gestion des échecs thérapeutiques et du passage en 2nde ligne de traitement ARV. Ces traitements sont encore relativement peu prescrits en Afrique Sub-saharienne alors que leur utilisation va augmenter considérablement au cours des prochaines années, en raison du développement inévitable de résistances chez les patients bénéficiant d’une 1ère ligne.
Problématique : La hausse préoccupante des dépenses associées à l’arrivée des traitements de 2nde ligne (dont les prix sont très élevés), conjuguée à un contexte de rareté des ressources, risquent d’accentuer les contraintes budgétaires déjà existantes et de limiter fortement l’accès aux traitements efficaces du VIH/Sida dans ces pays. Dans ce contexte, il apparaît prioritaire de définir des stratégies de 2nde ligne qui soient le plus coût-efficaces.
Objectif : Il s’agit de comparer les 3 combinaisons thérapeutiques de 2nde ligne en fonction des critères liés à la qualité de vie des patients, l’observance aux traitements et la performance coût-efficacité des stratégies thérapeutiques chez des sujets en échecs de 1ère ligne, dans trois pays d’Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Cameroun, et Sénégal) : (i) les deux principales stratégies thérapeutiques recommandées par l’OMS dans les pays à faibles ressources, l’association emtricitabine-ténofovir-lopinavir/ritonavir (stratégie de référence) et l’association abacavir-didanosine-lopinavir/ritonavir, (ii) une troisième stratégie thérapeutique, non recommandée par l’OMS pour les pays du Sud mais ayant le double avantage d'une monoprise quotidienne et d'une meilleure tolérance, l’association emtricitabine-ténofovir-darunavir/ritonavir.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

74 196 € sur 24 mois lors de l’Appel d’offres 2010 – Date d’échéance d’utilisation des fonds : 24/01/13