SCIENCES SOCIALES - ÉPIDÉMIOLOGIE

Évolution des comportements sexuels et de l'incidence des infections sexuellement transmissibles chez des personnes vivant avec le VIH à l’ère de TasP
Jeunes Chercheurs

Dr Karen CHAMPENOIS
Pharmacien

Structure : CESP Centre de recherche en Épidémiologie et Santé des Populations - INSERM U1018-EQ07 - Université Paris Sud - Paris XI Hôpital Kremlin-Bicêtre
Le Kremlin-Bicêtre
Responsable : Laurence MEYER

RÉSUMÉ

Problématique : Traiter avec des antirétroviraux les personnes vivant avec le VIH comme moyen de prévention des transmissions secondaires (TasP) est annoncé depuis la fin des années 2000 comme une stratégie susceptible de contrôler l’épidémie de VIH. En France, bien qu’il n’y ait pas de recommandation, le message du TasP diffuse parmi la population séropositive, dans un contexte préoccupant de recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST) et d’augmentation des comportements sexuels à risque d’acquisition et de transmission du VIH, notamment chez les personnes séropositives et les homosexuels masculins. La diffusion du concept de TasP, et son adoption par les personnes vivant avec le VIH, pourrait induire des modifications majeures de comportement en particulier chez les sujets ayant de nombreux partenaires, et notamment diminuer l’usage du préservatif, augmenter le nombre de partenaires sexuels et diminuer le sérotriage, conduisant ainsi à une augmentation de l’incidence des IST. L’ensemble de ces facteurs favorisent eux-mêmes la transmission du VIH et peuvent donc limiter l’effet préventif du TasP.
Dans quelle mesure le concept du TasP est-il appliqué par les personnes séropositives ? Quelles conséquences de la diffusion du concept de TasP en termes d’évolution des pratiques préventives et de l’incidence des IST ?

Objectif : Chez des personnes vivant avec le VIH suivies dans les cohortes ANRS PRIMO et COPANA, étudier l’évolution au cours du temps (2000-2012) des pratiques sexuelles (nombre de partenaires, usage du préservatif, sérotriage) et des IST ainsi que l’effet d’une charge virale indétectable (CV<50 copies/mL) sur ces paramètres. Décrire les caractéristiques des personnes vivant avec le VIH ayant des pratiques sexuelles non protégées avec une charge virale indétectable.
A l’ère du TasP, cette étude permettra d’ajuster les messages de réduction des risques sexuels diffusés auprès des personnes séropositives.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

106 936,92 € lors de l’Appel d’offres 2012 – Fin du contrat : 28/02/2015