SCIENCES SOCIALES - SOCIOLOGIE

Des gays séronégatifs face au VIH à Montréal et à Paris. La structuration individuelle et collective des normes de prévention du sida dans un contexte de médicalisation de la gestion du risque.
Jeunes Chercheurs

Dr Gabriel GIRARD
Post-doctorant

Structure : Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux (IRIS) - Ecole en Hautes Etudes en Sciences Sociales
PARIS
Responsable : Marc BESSIN

RÉSUMÉ

Du fait du contexte de l’épidémie à VIH dans les pays du Nord (augmentation des diagnostics, incidence et prévalence fortes, maintien d’un haut niveau d’exposition au risque), la population homosexuelle est visée par de nombreuses initiatives de réduction des risques sexuels. La médicalisation et la diversification des approches (usage préventif des antirétroviraux, dépistage rapide), qui ont marquées la décennie écoulée, s’accompagnent de tensions et de controverses sur les enjeux de responsabilité et d’exemplarité communautaire. Les gays séronégatifs ayant – plus ou moins régulièrement – des rapports sans préservatif sont au cœur des préoccupations du monde de la lutte contre le sida. L’élaboration et le lancement de la recherche « Ipergay » (essai de prévention qui comprend l’administration, contre placebo, d’antirétroviraux en pré-exposition chez les gays séronégatifs) au Canada et en France, a particulièrement focalisé les discussions au cours des derniers mois.
Dans ce contexte, le présent projet de recherche s’attache à analyser la manière dont les transformations de la prévention du VIH affectent la structuration individuelle et collective de la gestion du risque. L’objectif principal est de mieux comprendre comment la médicalisation de la prévention modifie la perception des normes communautaires chez des gays séronégatifs ayant des expériences – plus ou moins fréquentes – d’exposition au VIH. Il s’agit également de prendre en compte le fait que les notions de « communauté » et de « réduction des risques » recouvrent des sens différents au Canada et en France. Dans le prolongement d’une thèse de sociologie sur les discours du safer sex, le projet propose donc de contextualiser les processus d’élaboration et d’appropriation des recommandations de prévention.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

96 000 € lors de l’Appel d’offres 2012 – Fin du contrat : 30/09/2014